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En Afrique du Sud, on a troqué les flingues contre les couteaux. Les armuriers se sont adaptés.

Vous ne pouvez plus acheter de pistolet? Offrez-vous une machette. C‘est en gros le message adressé à la population sud-africaine par les vendeurs d’armes, qui subissent de plein fouet les nouvelles lois ultra-restrictives sur la possession d’armes. Justin Willmers, gérant d’un magasin d’armes, explique son point de vue: “80% des demandes de permis sont rejetées au bout de 18 mois. On a du réaménager la boutique et mettre en avant les armes blanches“. Une lance de zulu, un sabre, une hache, une bombe lacrymo, tout est bon.
Face au gouvernement qui met en avant une diminution de 10 % des homicides, le lobby des armuriers a un argument qui tue. En Afrique du Sud, on a une malchance sur 60 de se faire violemment agresser dans l’année. Plus cyniques encore, ils affirment que les armes à feu vendues légalement ne sont que peu utilisées dans les violences de rue. “Ce sont surtout les 40 000 criminels forcenés qui posent problème“.
Contre le hijacking, Willmers recommande la machette. Contre les cambrioleurs, l’arbalète, silencieuse et plus difficile à retracer en cas de coup fatal. “Il n’y a pas de règlementation pour ce genre d'armes. C’est à nous de faire attention et ne pas vendre à n’importe qui“. Lourde responsabilité pour des armuriers. Surtout quand le business marche bien.
(Source : Reuters)
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