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En anglais, Hollywood ne pas veut dire « Bois sacré » mais « Bois du houx ». A quand remonte le nom et pourquoi?
J’ai toujours cru qu’Hollywood voulait dire « bois sacré ». Holy-wood. Un bois bien mystique avec cérémonies shamaniques indiennes, puis les Indiens sont chassés par les méchants blancs qui volent le bois sacré pour créer une nouvelle religion : le cinéma, avec des nouveaux dieux, surtout des nouvelles déesses, et des cérémonies comme les Oscars.
Ce scénario est faux. Parce que dans ce cas Hollywood devrait s’écrire avec un seul L, or il y en a deux. C’est donc holly avec deux L. Et holly signifie "houx", plante à feuilles piquantes. Alors d’où vient le nom ?

De madame Wilcox. Qui est madame Wilcox ? Au tout début dans ces canyons au bord du Pacifique, vivaient en effet des Indiens, puis des Espagnols, puis des Anglo-saxons. En 1900, l’endroit ne s’appelle pas Hollywood, c’est le Ranch La Brea. Avec des petits paysans qui cultivent du maïs, des bananes et des ananas.
Entre en piste un promoteur immobilier, un malin nommé Wilcox qui rachète le Ranch La Bréa. Wilcox a son business-plan : diviser en parcelles, ouvrir des routes et revendre à la découpe avec un maximum de bénéf à des gens qui voudraient se construire une maison près du Pacifique. Un jour, Madame Wilcox vient visiter sa propriété. Et partout elle voit du houx, des collines couvertes de feuilles piquantes. Elle dit : "Holly wood !" et le mot reste.
Wilcox devient milliardaire. Madame Wilcox finance les églises, les écoles et la bibliothèque. En 1903, les habitants se constituent en municipalité autonome. Hollywood est indépendant, mais pas pour longtemps. Parce qu’il n’y a pas d’eau. C’est la ville voisine qui fournit l’eau et la ville voisine s'appelle Los Angeles. Résultat des courses, en 1910 Los Angeles annexe Hollywood.
Le cinéma va commencer. L’année suivant l’annexion, en 1911, la première boîte de prod ouvre un bureau, dans un vieux pub au coin de Sunset et de Gower. La boîte s’appelle la Nestor Company. Cecil B. DeMille et Griffith se mettent à tourner dans les champs et les bois autour de la ville et il y a de la place, parce que le territoire d’Hollywood, l’ancien Ranch La Bréa, c’est gigantesque.
Et Griffith, De Mille et d’autres, films après films, reviennent tourner ici. Ils ne vont plus ailleurs, ils s’installent. Les réals préfèrent reconstituer New-York en décor qu’aller filmer à New-York. Pour une raison technique : à Hollywood, la lumière est toujours la même. Il fait toujours beau, il ne pleut jamais, on peut tourner non-stop, sans avoir à tripoter sans arrêt les diaphragmes.
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